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Articles de cette rubrique


« Le seuil de l’immortalité est assez haut, en pierre, avec des plantes… » (Aeon)

vendredi 24 juin 2011 par Fred Audin

Bruno Mantovani, Grand prix de la Sacem en 2000, 2005 et 2008, Victoire de la Musique du « Compositeur de l’année » en 2009, Prix de la Presse Musicale Internationale en 2010, année qui le voit prendre la direction du Conservatoire Supérieur National de Musique et de Danse de Paris, est l’auteur prolifique de trois opéras (dont deux répondaient à des Commandes d’Etat), de Siddartha chorégraphié par Angelin Prejlocaj pour l’Opéra de Paris, et de quantité de pièces de musique de chambre qui ont reçu l’accueil enthousiaste d’un public unanime. L’album que lui consacre un Orchestre Philharmonique de Liège inspiré sous la baguette de son chef Pascal Rophé porte en épigraphe un texte oulipien de Frédéric Forte : « devant les gestes/au miroir/devient-on/plus rapide ?/plus lent ? » That is the question !



Les gommes neuves et les crayons rongés de Bernard Cavanna (Aeon)

mercredi 23 février 2011 par Fred Audin

Les notices biographiques ont tendance à remarquer que le catalogue des œuvres de Bernard Cavanna n’est pas très conséquent, encore qu’avec le temps il se soit singulièrement étoffé : c’est qu’il n’échappe à ses crayons à papier que des œuvres majeures, et cet album en forme de monographie de la période 2007-2010 en est le parfait reflet, fournissant avec deux concertos –qui semblent des formes centrales dans sa démarche créatrice- le mode d’emploi et la porte d’entrée d’un univers aussi violent que l’auteur semble calme et effacé, hanté par des fragments de reliques d’amis disparus, réels ou imaginaires.



Povero Marcello ! (Aeon)

vendredi 12 novembre 2010 par Laurent Marty

Les œuvres de Benedetto Marcello, et tout particulièrement ses partitions vocales, sont à ce point négligées par le disque qu’on se pourléchait à l’avance de découvrir cette première discographique. « Ô triste spectacle qui me force à pleurer sur tes ruines », pour reprendre les vers du texte mis en préface à cette édition.



Comme la photo de couverture : beau, mais flou. (Aeon)

vendredi 10 septembre 2010 par Fred Audin

Le nouveau disque de Tedi Papavrami risque de faire longtemps débat, non pas d’un point de vue critique, mais débat de l’auditeur avec lui-même. On pense d’abord avoir affaire à un disque parfait, parce que le programme est bien construit. Mais à mesure qu’on avance les impressions changent avec les atmosphères. Au centre le Poème Elégiaque d’Ysaÿe, dans sa version orchestrale, sonne comme une révélation. Pour le Concerto n°3 de Saint-Saëns il ne demeure que le soliste, seul au devant de la scène. Le lendemain, on réécoute et ce n’est plus le même disque : l’éblouissement initial cède la place à une certaine mollesse relevée d’effets sans juste balance. Le surlendemain, la séquence initiale est à nouveau splendide, la virtuosité souriante a cédé la place à une gravité austère. Il faudra l’écouter une quatrième fois sans certitude de se forger un avis définitif.



Peer Gynt, ce héros (Aeon)

mercredi 11 août 2010 par Vincent Haegele

Dietrich Henschel dans la peau de Peer Gynt, voilà une affiche séduisante. mais un peu courte, son rôle se limitant à chanter une seule et unique Sérénade. Voilà un disque qui permettra au mélomane oublieux de combler une lacune discographique peu importante, pour peu qu’il ne soit pas trop regardant vis-à-vis de la prise de son, un peu quelconque. Reste la musique, charmante et très imaginative, de Grieg, avec lequel on ne s’ennuie jamais.



Philomela, une vision de James Dillon (Aeon)

lundi 31 mai 2010 par Thomas Rigail

Philomela est la première œuvre de théâtre musical de James Dillon, compositeur affilié au courant de la New complexity. Se fondant sur le mythe de Philomèle, cette œuvre atonale de 2004, difficile d’accès, parfois cloisonnée dans une écriture qui peine à se renouveler, constitue pourtant par son magnétisme onirique une relative réussite du genre.



Christophe Desjardins, Alto/Multiples (Aeon)

mardi 4 mai 2010 par Madeleine Stempin

Hector Berlioz disait avec raison « De tous les instruments de l’orchestre, celui dont les excellentes qualités ont été le plus longtemps méconnues, c’est l’alto. » Peu connu, mal connu, sans cesse dans l’ombre des deux divas qui l’entourent dans le quatuor à cordes, l’alto attend le début du XXème siècle pour s’épanouir sous le regard curieux de compositeurs iconoclastes.



Quand Feldman admirait Webern… (Aeon)

jeudi 22 octobre 2009 par Gilles Quentel

…il écrivait Patterns in a Chromatic Field qui est sa première œuvre-fleuve (1h30, c’est donc aussi l’une des plus courtes) et par ailleurs la moins réussie. Ces quatre notes aigrelettes égrenées à l’infini de façons mathématiques et dépourvues de sensualité ne sont pas ce qu’il a écrit de plus captivant. Ses détracteurs reprochaient à la musique de Feldman d’être ennuyeuse : rien n’est plus faux… sauf ici. Car on s’ennuie vraiment, beaucoup, et longtemps.



Le Quatuor Schumann porte bien son nom (Aeon)

dimanche 16 août 2009 par Carlos Tinoco

C’est un très beau disque que nous offre le Quatuor Schumann avec deux œuvres qui comptent parmi les plus belles du répertoire romantique de musique de chambre avec piano. Des interprétations décidées, robustes, sans concessions, une ligne fermement tenue. Il n’y a pas là de feu d’artifice, mais une grande intégrité.



Le pur esprit n’a que faire d’oreilles (Aeon)

mardi 16 juin 2009 par Fred Audin

Jonathan Harvey, né en 1939 a souvent été décrit en France comme « le plus français des compositeurs anglais » parce qu’il a travaillé à l’IRCAM où il a subi l’influence de la musique spectrale. Les œuvres pour cordes (quatre quatuors et un trio), représentant l’évolution des trente années de maturité de sa carrière de compositeur, sont sans doute un bon moyen de se faire une idée de son style, par le truchement d’une des formations les mieux rompues à la pratique de la musique contemporaine, le Quatuor Arditti.